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 Somewhere too far for us to find ♦ ANDROMAQUE

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Andromaque H. Edenson

CARROT ♣ you leave me broken, shattered, I lie.

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MessageSujet: Somewhere too far for us to find ♦ ANDROMAQUE   Sam 28 Nov - 19:38


andromaque hermione, edenson

    C I T A T I O N

22 ans ♣ carott ● andy ♣ victim


      ♣️ I'm a barbie girl in a barbie world

♣️ Andromaque a toujours rêvé d'être chanteuse. Elle a une belle voix, c'est sûr, mais s'en sortir à Slactown, c'est impossible. Alors elle a fait une croix sur son rêve et s'est rabattue sur l'une des passions que lui a léguées sa mère, à savoir l'étude des langues. L'anglais et le latin sont celles qu'elle étudie avec le plus d'assiduité, et étrangement, elle néglige le grec ancien. Cependant, les études ne permettent pas de vivre et, faute d'avoir une famille pour la loger et la nourrir, elle est obligée de travailler comme serveuse un soir sur deux au bar de Slactown.
♣️ Elle n'est pas la première victime, elle ne sera certainement pas la dernière, et elle a renoncé depuis longtemps à lutter. Elle n'a rien demandé, et pourtant elle s'est retrouvée ligotée sur cette vieille voiture au capot encore chaud, sans savoir pourquoi, ni comment.
♣️ Avant son agression, Andromaque était une boule d'énergie, toujours en mouvement, relativement exubérante, tout le temps souriante, particulièrement attachante. Chacun se plaisait à la qualifier de rayon de soleil ambulant, jusqu'au jour fatidique où les Magnificent Seven décidèrent qu'une personne heureuse n'avait rien à faire dans cette ville. Alors depuis, elle tente de donner le change, à sourire, à participer aux conversations, mais le cœur n'y est plus, elle est beaucoup plus réservée, moins bavarde, moins vivante.

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    I'M NOT LOVIN' YOU the way I wanted to where I wanna go, I don't need you I've been down this road, too many times before I'm not lovin' you the way I wanted to.


Dernière édition par Andromaque H. Edenson le Dim 16 Mai - 19:18, édité 19 fois
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Andromaque H. Edenson

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MessageSujet: Re: Somewhere too far for us to find ♦ ANDROMAQUE   Sam 28 Nov - 19:39


      ♣️ The story of the impossible

Clap. Clap. Clap. Le bruit de ses pas se répercute en écho sur les murs blancs du bâtiment trop peu fréquenté. Un virage serré, sans ralentir l'allure. Et sa respiration qui se saccade, à cause de l'effort, mais aussi à cause de la panique. Elle percute quelqu'un de plein fouet, ne voit pas de qui il s'agit, poursuit sa route. Elle s'effondre à moitié sur le comptoir. Des larmes se mêlent à la sueur qui s'est formée sur son visage. Elle demande à la jeune femme l'information qu'elle veut, elle l'implore, la supplie. Elle fait demi tour, se précipite dans l'ascenseur qui ferme ses portes, sous le regard interloqué de deux hommes. Elle pleure toutes les larmes de son corps, s'essuie le visage avec sa manche, sanglote sans même essayer de se calmer. Elle appuie frénétiquement sur le bouton du premier étage. La porte s'ouvre, elle se précipite dehors, passe devant une salle vitrée, n'y prête pas attention, puis revient sur ses pas. Elle colle sa face rougit par les larmes, brûlée par le chagrin, par la peur, contre la vitre froide. Elle y pose sa main, regarde, impuissante, le corps se faire choquer. Elle frappe contre la vitre, lui hurle de s'accrocher, fond une nouvelle fois en larmes. Elle reste là, de longues secondes, à regarder, jusqu'au moment où le moniteur émet le son qui la fait s'arrêter de respirer, tant elle n'y croit pas. Le cœur est reparti. Les minutes s'écoulent, les médecins s'affairent autour du corps meurtri. Les heures passent, elle ne bouge pas, les hommes en blouse blanche continuent d'éponger du liquide rouge - beaucoup trop.
Elle se laisse tomber sur une chaise, attend, s'endort.


« Mademoiselle Edenson ? Excusez-moi de vous réveiller. Docteur Turner. C'est moi qui me suis occupé de... »
« Comment va-t-elle ? »
« Eh bien... Votre sœur est en vie. »
La joie qui éclata en elle fut très vite assombrie. Pourquoi avait-il dit en vie ? Pourquoi n'avait-il pas dit saine et sauve ?
« Cependant... Vous devez comprendre, mademoiselle, qu'elle était dans un état critique. Nombre de ses fonctions étaient endommagées, c'est un miracle qu'elle s'en soit sortie. Mais une telle quantité de blessures aussi importantes, surtout au niveau cérébral, ne lui a pas permis de revenir complètement parmi nous. »
Que voulait donc dire ce vieux barbu ? Qu'elle était devenue un légume ? Non, bien sûr que non, Deb' était bien trop forte pour devenir un légume à cause d'un accident de voiture, non ? Elle bafouilla quelques mots, s'obstina à balbutier durant quelques secondes, sans comprendre, le regard complètement perdu.
« Mademoiselle, je suis désolé. Votre sœur est dans le coma. »
Tout s'effondra autour d'elle. Son monde tout entier venait de tomber en miette, anéanti par un stupide accident, anéanti par une phrase, par six mots.

La voiture roulait bon train en direction du soleil qui se couchait, éclairant les champs d'une lueur rouge-orangée. Avec ses lunettes de soleil sur le nez et un brin de paille coincé négligemment entre ses lèvres, Alban s'amusait à faire naître sur le sillage du véhicule le nuage de poussière le plus imposant possible. Andromaque riait légèrement, cheveux au vent, dans une image digne des films anti prise de tête. Ils avaient quitté Slactown depuis une bonne dizaine de minutes déjà, et seule la verdure légèrement sèche défilait autour d'eux.
« Alors, où est-ce que tu m'amènes ? »
Le flic resta silencieux un petit moment, moment durant lequel la rouquine tira une bouteille de jus de fruit de sous son siège et but une longue gorgée.
« À la fête foraine. »
Andy manqua de s'étouffer. Elle suffoqua deux secondes, failli recracher une bonne partie du liquide sur ses genoux, toussa allègrement en se frappant la poitrine pendant quelques instants, puis releva son regard larmoyant vers lui.
« Je te demande pardon ? »
« Oh allez, fais pas comme si tu n'en crevais pas d'envie. »
Elle secoua vigoureusement la tête, faisant voler ses cheveux orange.
« Hors de question. »
Alban savait qu'il avait perdu d'avance. Cette petite teigne refusait toujours d'y aller. De nombreuses personnes avaient peur des manèges à sensation, des clowns, de la foule... Mais elle, ce qu'elle redoutait, c'était une seule et unique personne.
Son père, qui s'était séparé de sa mère peu après la naissance d'Andromaque, était un forain. Il travaillait depuis des années à moins d'une heure de la maison de sa fille, mais jamais il n'était venue la voir. D'un côté, elle n'avait jamais manifesté la volonté de le rencontrer, bien au contraire. Mais cela faisait quelques mois déjà - deux mois et cinq jours, pour être exact - que monsieur Calloway tentait désespérément d'entrer en contact avec sa progéniture. Il avait tout essayé, allant même jusqu'à implorer l'aide d'Alban lui-même, mais rien n'y avait fait. Elle n'avait pas accepté son abandon.
Alban mâchouilla son brin de paille d'un air rêveur.
« Je te suis pas trop. C'est ton père, non ? Tu n'as même pas un peu envie de le rencontrer ? »
« Pas la moindre. On va au ciné ? »
Il soupira et arrêta la voiture sur le bord de la route.
« Non Andy, on ne va nulle part. D'abord tu m'écoutes, ensuite tu t'énerves. »
Il lui déblatéra alors un long discours apparemment longuement préparé, avec une ardeur telle qu'elle en resta bouche bée. Il lui racontait que lui, à sa place, il aurait adoré pouvoir connaître son père, qui lui était mort. Il ne comprenait pas pourquoi tant de haine, pourquoi elle refusait de lui laisser une chance, alors qu'il l'aimait cette gamine. Mais elle ne voulut rien entendre. Pourquoi donc s'en mêlait-il ? Il ne savait rien de cet homme ! Ce n'était pas ses affaires, elle ne voulait pas le voir, point final. Le ton monta plus que ce qu'il avait prévu, et c'est avec impuissance qu'il avait fini par la regarder sortir de la vieille voiture et rentrer à pied, se dirigeant tête baissée vers Graber Road. Et il aurait vite fait de regretter de l'avoir laissée s'en aller.


Le noir. Le bruit de ses pas, uniquement des siens. Elle savait qu'arpenter Graber était dangereux ces temps-ci, mais il fallait bien qu'elle rentre chez elle, et pour ce faire, il n'y avait qu'un chemin : Graber Road. Autour d'elle, rien que le silence, à peine brisé par le bruit de ses chaussures sur le sol, à un rythme régulier, encourageant. Ne pas perdre le rythme. Se dépêcher. Arriver en vie à la maison. Derrière, un bruit lointain de moteur. Un début de panique, qui grandit peu à peu. Puis une lumière vive, des phares. Son coeur qui bat, qui lui fait mal, qui veut sortir de sa poitrine tant il a peur que ce soit eux. La voiture s'arrête, la portière s'ouvre. Son visage. Le noir.

« Attache-la Jaeden. »
« Non. »
« Je ne te laisse pas le choix. Attache-la. »
Ce fut le premier contact qu'elle sentit à son réveil. Ses mains douces parcourant sa peau glacée, liant ses poings à la voiture. Elle sentait dans son dos la chaleur désagréable du moteur tout juste éteint. Ses yeux s'ouvrirent, et elle le vit, penché au-dessus d'elle. Sa main se perdit dans les cheveux humides de sueur de la jeune fille.
« Pardonne-moi Andy. »
Et ce fut tout. Il lui tourna le dos, s'éloigna sans un regard.
Elle sentit une piqûre dans son bras. Très bien. Qu'ils la droguent. Qu'elle ne se souvienne de rien. Qu'elle ne sache plus qu'il en fait partie. Elle sentit une douleur lancinante dans les jambes. Une fois, deux, des tas de fois. Un cri de douleur s'échappa de sa bouche, des larmes coulèrent le long de ses joues, mais elle ne prononça pas un mot, pas un seul. Il finit par se retourner, la regardant avec un air de souffrance. Comme si c'était lui qui souffrait, comme si c'était lui qui était attaché à cette voiture, comme si c'était lui qui n'allait plus pouvoir se regarder dans une glace. La drogue commençait à faire effet. Sa vision se troublait, mais pas suffisamment pour ne pas distinguer son visage.
Au final, elle sentit le sang s'écouler peu à peu de ses genoux. Mais elle ne ressentit plus vraiment de douleur, tant elle semblait s'y être accommodée. Elle savait que c'était loin d'être fini. Tant pis. Elle aurait dû se faire ramener en voiture.
Ils la retournèrent sans ménagement. Ils déchirèrent son T-shirt. Elle posa sa joue sur le capot, orienta sa tête de manière à le voir. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi ne la sauvait-il pas ? Pourquoi la regardait-il avec cet air de martyr, alors que c'était son dos à elle qu'ils étaient en train de lacérer ? Elle tenta de se redresser, malgré la poigne de fer qui la maintenait immobile contre cette ferraille brûlante. Il la regardait, et à le voir on aurait cru que c'était lui qui était en train de se faire torturer. Puis cette poigne de fer finit par la plaquer de nouveau contre le capot, la laissant suffoquer dans son sang. Pour la première fois de la soirée, elle hurla. Elle le voyait encore. Et il continuait à la regarder. Elle pleurait, l'appelait, mais il ne bougeait pas.
Et puis tout s'arrêta. Le noir. Encore et toujours.

Ce fut la voiture qui s'arrêtait qui la réveilla. Elle ouvrit les yeux et se redressa brusquement. Trop rapidement, car déjà elle était prise de vertiges. Elle repoussa d'un geste vif la couverture qui recouvrait son corps et regarda autour d'elle. Elle savait dans quelle voiture elle était. La sienne. À lui. Et puis elle le vit, assis en face du volant. Il se retourna lentement et posa sur elle un regard désolé et emplit de tendresse.
« Je suis désolé And', je te jure, je voulais pas... »
Il s'interrompit soudainement et jeta par la fenêtre un coup d'œil contrarié.
« Bouge pas. Je reviens. »
Où voulait-il qu'elle aille ? Avait-il seulement idée de la douleur qui se répandait dans ses membres, du froid qui la gagnait, impitoyable ? Il sortit rapidement de la voiture, referma tout aussi vite la portière, mais pas assez pour empêcher à l'air froid de s'engouffrer dans le véhicule, finissant de refroidir le corps tremblant de la rouquine. Elle se redressa difficilement, se hissant à la force de ses bras, grimaçant et étouffant des gémissements de douleur, et colla son visage contre la vitre pour voir où il allait.
Elle reconnut directement la silhouette de la personne en face de lui. Alban. Elle voulut lui faire un léger signe de la main, pour attirer son attention, pour qu'il la sorte de là, mais il avait déjà posé son regard sur elle. Son expression avait quelque chose de bien plus effrayant que tout ce qu'elle avait eu à vivre. Il frappa Jaeden au visage, sans prévenir, avant de lui hurler à la figure.
« Qu'est-ce que tu lui as fait ?! Tu as vu à quoi elle ressemble ! Fais-la sortir de cette voiture, immédiatement. Je la ramène chez moi. »
« Désolé, mais non. Je m'en occupe. »
Il n'avait pas bronché lorsque le poing d'Alban s'était abattu sur sa mâchoire, pas plus qu'il ne sembla impressionné par ses hurlements.
« Tu as fait assez de mal comme ça. Tu crois que je ne sais pas que tu en fais partie ? Tu ne l'approches plus jamais. »
« Alban. Tu ne comprends pas. Je ne le voulais pas. Maintenant laisse-moi m'occuper d'elle. »
« Non. »
« S'ils arrivent et qu'ils me voient te parler - s'ils la voient dans ma voiture - ils nous tuent. Toi, elle, et moi. S'il te plait, Alban, laisse-moi faire. Après ça, je te jure que tu ne me verras plus près d'elle. Mais s'il te plait, rien que cette fois. »
Son expression dut être convaincante, car le flic finit par céder et repartit en proférant des menaces qu'Andromaque ne distingua pas. Il retourna dans la voiture, mais ne démarra pas.
Son visage semblait rongé par le remord quand il la regarda de nouveau. Il soupira, et finit par démarrer. Il lui parla, mais elle ne répondit pas une seule fois. Elle ne voulait plus lui adresser la parole. Et de toute façon, son cerveau n'assimilait même pas ce qu'il disait. Alors elle se taisait, se réfugiait dans un silence oppressant. Une fois encore, le noir.

Quelque chose de froid et d'humide la sortit de l'inconscience. Elle cligna plusieurs fois des yeux, aveuglée par les couleurs trop claires des murs de la chambre. Sa chambre, à elle. Enfin quelque chose de familier. Elle poussa un léger soupir et le regarda.
« Tu n'as rien à faire ici. »
Il ne répondit pas et continua à lui nettoyer le visage. Par terre, elle distingua de nombreuses compresses, toutes imbibées d'un liquide rouge. Son sang. Cette vision lui donna la nausée. Elle voulut se redresser mais il appuya doucement sur son front pour l'en dissuader. Elle se contenta alors de lui jeter un regard noir, empli de toute la haine qu'elle éprouvait à son égard, haine qui serait désormais mêlée à l'amour inconditionnel qu'elle éprouvait pour lui.
« Jaeden, où est Deb' ? »
Ce ne fut pas l'absence de réponse qui l'inquiéta le plus, mais le regard incrédule qu'il lui lança.

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MessageSujet: Re: Somewhere too far for us to find ♦ ANDROMAQUE   Sam 28 Nov - 19:39


      ♣️ The seven things I hate about you

    ▬ Elle se ronge les ongles, parfois jusqu'au sang.
    ▬ Elle a un chaton âgé de six mois, qu'elle a nommé Pantoufle.
    ▬ Et un berger allemand à qui il ne manque que la parole, Ezekiel.
    ▬ Elle ne peut être en forme si elle n'a pas eu sa nuit de dix heures.
    ▬ Elle est particulièrement maladroite.
    ▬ Elle est capable de réciter l'alphabet à l'envers sans hésiter.
    ▬ Elle collectionne les allumettes.
    ▬ Elle met davantage de lait que de café dans sa tasse.
    ▬ Elle mange la croûte avant la pizza.
    ▬ Elle se lève tous les matins à 8h53.
    ▬ Elle siffle sous la douche. Tous les jours, presque sans exception.
    ▬ Elle est claustrophobe, et pas qu'un peu.
    ▬ Quand on lui parle de son agression, elle fait comme si cela ne s'était jamais produit.

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Dernière édition par Andromaque H. Edenson le Dim 16 Mai - 1:13, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Somewhere too far for us to find ♦ ANDROMAQUE   Sam 28 Nov - 23:44


    Spoiler:
     

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